J’aime la merde

280px-Piero_Manzoni_Artist's_shitAujourd’hui, et peut être plus qu’il ne l’a été dans le passé, nos excréments sont tabous. Accentué par l’individualisme de notre modèle de vie occidental, le « chacun sa merde » est une réalité au sens propre et figuré. Ils sont une affaire privée, secrète, cachée et une réalité muette. Le philosophe français Michel Foucault disait à juste titre que l’on ne peut réellement comprendre une société qu’en regardant « à la frontière », dans ce qui est à la marge, comme une fenêtre ouverte alors à l’inconscient refoulé du système. Et si nos honteux excréments que l’on évacue rapidement dans un tube anonyme, cachés derrière une porte soigneusement fermée nous révélaient certains dysfonctionnements ? Tour d’horizon inattendu du problème, des toilettes jusqu’à notre assiette.

Notre système actuel

Notre système de traitement des excréments est absurde car il consomme une dizaine de litres d’eau rendue potable à grand frais à chaque chasse d’eau et devient une fois mélangée avec nos excréments ce que l’on appelle de l' »eau noire », très coûteuse à traiter également. Le processus n’est malheureusement pas neutre d’un point de vue environnemental. Bien que cela soit dût en grande partie aux déjections de porcs, les puantes algues sur les plages des côtes d’Armor dans ma Bretagne natale sont le reflet des dégâts engendrés par la mauvaise gestion des déjections de manière générale. Comme le résume très bien Joseph Orszagh :

« Nos WC, en rejetant dans l’eau ce que l’on prélève à la terre polluent la première et appauvrissent la seconde ».

En guise d’illustration, car les chiffres sont très difficiles à trouver, la France risque d’être condamnée à payer 400 millions d’euros d’amende à l’Europe pour le non respect d’une directive européenne sur le traitement des eaux résiduaires urbaines dans des dizaines de villes, dont Paris. Cette directive vise à réduire les rejets d’azote et de phosphore dans les rivières…qui favorisent les jolies algues vertes sur les plages Bretonnes si vous voyez ce que je veux dire.

Chacun sa merde : Reprendre le pouvoir sur l’absurdité

La question, problématique bien sûr, est souvent remise à demain, et laissée dans les mains de groupes privés qui par nature ne peuvent voir l’intérêt de mesures écologiques que dans le cadre d’une campagne de communication et jamais en fonction de l’intérêt général. Pourtant, il est temps de dire le mot de Cambronne, d’affirmer son refus de la soumission à des systèmes absurdes. Le stade anal chez l’enfant nous apprend cette impérieuse nécessité vers 3 ans, puisque prenant conscience de son sphincter, il comprend son pouvoir de contrôle sur l’éjection de ses excréments, et affirme son rapport au monde extérieur, la possibilité de maîtriser ce flux.

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Cloaca Original

Le traitement des déchets humains est une véritable usine à gaz et coûte des millions d’euros chaque année, sans compter les inestimables coûts environnementaux. A ce titre, l’artiste Belge Wim Delvoye a bien résumé la situation en créant « Cloaca », une machine capable de créer de la merde humaine. Voilà une dépense d’énergie et d’argent bien inutile pour quelque chose qu’un organisme naturel comme le mien peut rendre gratuitement contre un bon repas. Son œuvre est d’autant plus éclairante sur la réalité des traitements des déchets que le sérieux et la prouesse scientifique et technique sont démesurés par rapport au résultat final. C’est un tort de notre temps de penser que si des scientifiques s’occupent d’un problème c’est que la question posée est bonne et que sa résolution est intelligente.

Refuser la pulsion de mort

Pour d’obscures raisons, peut-être chrétiennes de méfiance envers le corps, ou plus simplement d’hygiène ou autre, nos excréments sont tabous, ils sont mauvais. On dira facilement à un enfant « c’est caca » pour dire « c’est mal », et ainsi contrer sa puissance acquise sur son sphincter anal et sur le monde extérieur; il faut lui apprendre des limites, des normes. A cet âge il n’est pas rare que l’enfant s’intéresse sans a priori à ses selles, qu’il les manipule comme un jouet. L’apprentissage de la saleté et du dégoût vient mettre à terme à cette étape.

Ce dégoût impose un mépris si grand que tout ce qui pourrait s’y rattacher est dévalorisé, comme dans le cas des intouchables en Inde, la classe inférieure, seule autorisée à les manipuler et étant en conséquence impure. La défécation est donc un acte plutôt honteux, rabaissant puisqu’il nous ramène à notre animalité, que l’on cherche donc à déléguer le plus possible pour ne pas avoir à y penser.

Je tenterais de formuler une hypothèse à ce sujet qui est que ce dégoût nous vient également de notre conception du temps et de notre peur intime de la mort. En tant que « chrétien » nous croyons à un temps linéaire et notre vie sur terre dispose d’un début identifié et d’une fin, dont la question de l’après est par conséquent problématique même lorsque l’on croit en dieu. Au contraire, chez les bouddhistes et pour beaucoup d’asiatiques le temps est cyclique et n’a donc pas de début ni de fin et notre vie n’est qu’une succession de naissances et de morts dont il est difficile d’échapper. Pour notre corps, qui constitue finalement le noyau de notre univers sensible, l’ingestion des aliments est le début et la défécation la fin d’un processus vital. Ainsi au même titre que la fin de notre vie est angoissante, l’avenir incertain et dégoûtant de notre alimentation est tabou.

Ce tabou nous amène à rejeter nos excréments en marge de notre monde. Qui sait où vont-ils vraiment? Une chose est sûre, nous ne les réintégrons pas bien dans notre écosystème, ils ne rejoignent que difficilement un cycle, et ne viennent plus fertiliser le sol comme le font et l’ont fait les déjections de beaucoup d’autres animaux et de leurs cadavres. Nous avons, en parallèle de cette gestion industrielle de nos excréments, artificialisé l’entretien de la fertilité de nos sols en faisant appel à des cadavres et des excréments fossilisés, dont le pétrole est aujourd’hui en tête de liste, rompant ainsi un cycle naturel qui donnait la vie au sol.

La terre est morte par Claude Bourguignon

Notre système agro-industriel patauge dans cette erreur qui éclatera bientôt aux yeux du monde comme elle commence déjà à le faire parmi les gens informés. C’est un système basé sur la pulsion de mort.

Jean Pierre Berlan et la sémantique morbide

Réapprendre le goût des excréments

Non, notre merde n’est pas vulgaire ni fondamentalement dégueulasse. On peut même penser comme certains que c’est une « sainte merde« ; une chose est sûre c’est qu’il est essentiel de faire « de ce déchet une ressource » qui viendra fertiliser nos sols. Cela n’a rien de révolutionnaire, il faut juste en accepter l’idée. Il n’y a d’une certaine façon rien à inventer. Les médecins Chinois, les manipulaient sans tabou pour analyser l’origine de certains maux. La chine rural en connaissait toutes les vertus pour donner de l’humus à la terre et faire naitre la nourriture en abondance, faire vivre des millions de personnes et faire prospérer des empires parmi les plus somptueux que la Terre ait portée. En récupérant et compostant les excréments humains et en allant récupérer les merdes bien grasses des urbains bien nourris pour faire naitre les aliments qui les engraisseront de nouveau, on agit avec intelligence. Il faut avoir accepté dans sont fort intérieur ce sens du cycle pour en comprendre la pertinence. Il n’y a pas qu’en Asie, puisqu’au Burundi également on utilise les déjections humaines pour faire vivre les hommes. Là-bas dans ce pays aux innombrables collines bordant le lac Tanganyika, la fertilité du sol est entretenue par des bananiers qui sont plantés sur les emplacements des toilettes. Ces dernières sont en effet les seules à même de fournir la richesse organique nécessaire à leur début de croissance.

La fécophilie

Elle est bien là la solution à ce moelleux problème qui tombe de nos inconscients derrières. Il faut assumer cette contrainte, assumer notre digestion, assumer notre mort aussi, comprendre qu’elle s’inscrit bien plus probablement dans un cycle que dans une succession d’évènements linéaires. S’occuper de sa merde, ne pas laisser les autres s’en occuper n’importe comment, la valoriser même, devenir un peu plus riche à chaque fois que l’on s’assoit sur le trône. La solution est toute bête, connue, utilisable, maîtrisée et peu coûteuse. J’en suis presque gêné qu’une chose aussi banale soit aussi révolutionnaire : des toilettes en sec.

Joseph Orszagh , spécialiste de cette question nous en parle dans cette émission sans stress qui aborde aussi la question de l’autonomie en eau.

C’est également dans cet excellent film de Pierre Carles, « Volem rien foutre al païs » qu’un utilisateur nous montre la pertinence des toilettes sèches et leur portée révolutionnaire insoupçonnée.

Toilettes sèches et autonomie

Les problématiques à résoudre pour aller plus loin

Si individuellement il est possible de mettre en place ce genre de système, quelques contraintes subsistent. La campagne se prête bien plus facilement à ce genre de réalisation car il y a la place et l’espace cultivé pour valoriser le compost créé. Mais en ville, comment faire? Se pose alors des questions centrales. Comment convertir à moindre frais des toilettes à eau en toilettes sèches? Comment organiser l’évacuation des déchets lorsque l’on vit à Paris au cinquième étage? Comment assurer l’approvisionnement en sciure de bois, élément essentiel pour maîtriser les odeurs et assurer l’équilibre Carbone/Azote du compost en devenir, pour des millions de personnes? Est-ce qu’une telle quantité de bois serait soutenable? Et que fait-on de ce compost , y a-t-il une demande de l’agriculture à cette échelle?

Certaines questions sont aisément résolvables, comme la conversion des toilettes actuelles en toilettes sèches, ainsi que dans une certaine mesure l’approvisionnement en sciure de bois, résidu des scieries. Une partie importante de ce compost pourrait servir à fournir en partie le terreau vendu, ou alimenter des producteurs dans l’environnement péri-urbain en compost. Tout cela demande une organisation collective qui n’est pas à l’ordre du jour et un environnement économique moins favorable aux fertilisants chimiques. La récolte des résidus dans les appartements urbains et l’approvisionnement à grande échelle nécessite une volonté politique qui n’est pas encore à l’ordre du jour à l’échelle nationale. Pourtant, c’est une conquête qui peut s’organiser dans des communes, dans des quartiers. Le front des toilettes sèches se gagnera dans les municipalités, qui est un lieu extrêmement ouvert aux initiatives citoyennes. Ce sont dans les conseils municipaux qu’il faut faire une demande, un quartier conquis à cette idée à la fois, d’organiser une filière réunissant les fournisseurs en copeaux de bois, les citoyens concernés, les agriculteurs intéressés par le compost et une entreprise de transport. Et pourquoi pas lier les citoyens de ce projet avec un ou des producteurs maraichers dans une AMAP pour fournir en retour des aliments à ces consommateurs. De bons légumes nourris par nos excréments, voilà une perspective qui me met déjà l’eau à la bouche, pas vous?

15 Commentaires

Classé dans Alimentation, Art, Philosophie

15 réponses à “J’aime la merde

  1. maudub

    L’engrais naturel

    Dans les années quarante, dans le bourg ou j’habitais, presque tous les villageois cultivaient un jardin pour assurer le ravitaillement en légumes. Toute la partie basse du village avait été colonisée en petites parcelles réparties pour avoir accès au petit ruisseau qui descendait de la colline.

    Mon père, Marcel, qui était comme la plupart des gens de la campagne, extrêmement observateur et inventif avait imaginé un répartiteur canalisé pour enrichir sa parcelle de terrain. Notre maison se situait à mi-pente et le petit ruisseau servant de canal d’irrigation passait derrière à proximité. Comme la plupart des habitations campagnardes de l’époque, nous avions les W.C au fond du jardinet et pour recevoir les précieux résidus humains il y avait une fosse qu’il fallait vider de temps à autre avec l’aide de la fameuse « pompe à merde ».

    C’est là qu’intervient le génie humain : mon père avait ouvert une petite tranchée à la pioche entre la fosse et le ruisseau, puis posé un conduit entre le caniveau et le haut de la fosse…. Et de temps en temps il inondait le mélange pâteux, qui montait et s’écoulait jusqu’au ruisseau pendant plusieurs heures !! Bien entendu il faisait cela la nuit, il est inutile de décrire la douce odeur qui montait dans les rues du village…. Mais personne ne rouspétait car tous les jardiniers profitaient de la manne enrichissante !

  2. karmai

    Oui, c’est un exemple pertinent de ce que pourrait être « jardiner » notre planète, trouver des solutions ingénieuses et économes afin de vivre sur cette Terre en toute intelligence. Toutefois, dans cet exemple, si j’ai bien compris, les excréments sont toutefois mélangés à de l’eau du ruisseau, ce qui n’est pas forcement souhaitable si l’on veut conserver la faune des rivières. En effet, la rivière récupérera forcément une partie de l’azote des urines, la quantité de nitrate (NO3) peut augmenter la synthèse de nitrites (NO2-), une molécule toxique. C’est avec le phosphate le principal responsable de l’eutrophisation (ie Asphyxie des eaux par un excès de nutriments). Donc prudence toutefois, à voir en fonction de la réaction de l’écosystème concerné.

  3. Salut,

    Je pensais à un système de récupération des excréments en ville, chapeauté par les agriculteurs du coin, qui marcherait comme ceci :
    Les consommateurs achètent de la nourriture, ils la transforment en excréments qui seront mélangés avec une matière carbonée fourni par la coopérative Merdik, qui vient ensuite récupérer le mélange toutes les semaines (échange mélange contre matière carbonée). Avec ce mélange, la coopérative crée du compost qui servira à faire pousser des plantes pourvoyeuses de matière carbonée. Et on repart, la matière carbonée est échangée contre du mélange etc. Normalement, il doit y avoir un gain net de matière organique car mélange = excréments + matière carbonée. Il faudrait étudier le bilan énergétique pour voir si l’opération est rentable. Avec le gain de matière organique, les agriculteurs font pousser de la nourriture qui va nourrir les consommateurs, en avant la musique !
    La coopérative fournit gratuitement la matière carbonée et le consommateur fourni gratuitement le mélange en retour.

    Sounds good, hey ?!

  4. karmai

    Oui c’est dans l’esprit de ce genre de projet de raisonner ainsi. C’est d’ailleurs ma proposition en fin d’article. Il est possible d’amenager des filieres qui feraient le lien entre nos excrements et ce que l’on mange. Ce qui est interessant est que la veritable difficulte n’est pas dans la mise en place mais bien dans l’acceptation mentale de gerer nos excrements de cette facon.

  5. rahane

    en allemagne ils connaissent un petit problème concernant la gestion des déchets.
    les morts dans les cimetières ne disparaissent plus.
    le fameux  » poussière d’étoiles tu viens, poussière tu retourneras » ne fonctionne plus
    les micro organisme souterrains en charge de la reconversion de nos carcasses à la postérité du grand cycle des éléments font grève, tant la qualité de la marchandise laisse à désirer. vivre vieux oui mais dans les dernières années de vie souvent assisté perfusé gavés de médicaments en tout genre qui amènent les corps à une momification in vivo préjudiciable à la reconversion des éléments par la faune locale.
    même la crémation n’apporte pas de réelle solution au problème les cendres n’ayant pas une composition indemne de toxines.

    alors que font les allemands de leur caveaux débordant? la loi protégeant les défuntes dépouilles de toute stratégie du sacrilège d’une destruction de masse, ils déterrent les générations précédentes recreusent plus profond pour réempiler les cerceuils et rajouter le dernier venu.
    un travail de titan qui pour l’instant profite de l’allongement de l’espérance de vie et donc d’une relative stabilité du nombre de tombe à réaménager.
    des chercheurs se creusant eux les méninges pour trouver une solution à ce problème.

    Considérant donc que l’urbanisation et le mode de vie lié à notre civilisation risque fort de générer une merde frelatée bourrée d’hormones de produits toxiques etc je ne chercherai pas à tout prix à récolter à fin de reconversion humusistique la merde des citadins à moins qu’ils n’aient préalablement signés une charte de bonne conduite sur ce qu’ils donnent en amont à transformer à leurs tuyauteries individuelle.

    j’inverserai le processus de contribution
    et conditionnerait la merde des toilettes sèches à la conversion à l’alimentation bio et un comportement citoyen écolo de leur fournisseur avant que de les répandre dans les potagers.

    • karmai

      Je serais curieux d’avoir le lien d’un article sur cet osseux problème. C’est vrai que ce n’est pas la première fois qu’on me donne cette contradiction, celle de nos corps, de notre alimentation, de nos consommations pharmaceutiques qui sont tellement artificielles que même nos humbles composts et fosses communes s’en trouveraient contaminés. Ainsi, toute plante qui pousserait sur ce terreau s’en retrouverait contaminé, et celui qui la mangerait avec elle.

      Cela me parait tellement incroyable que je n’ose imaginer que nos corps ne soient même plus réintégrable dans les éco-systèmes!! Mais si tu dis vrai, la problématique s’épaissit, et il faut alors réfléchir à décontaminer en profondeur nos corps, car alors même la mort ne pourrait plus faire table rase de nos excès…

  6. rahane

    j’ai lu un article sur le sujet dans un numéro de courrier international d’il y a au moins 2 ans.
    je ne sais pas s’ils ont un site de référencement de leurs articles par thème d’autant que je ne me souviens pas du titre.
    j’ai revu l’info ailleurs mais où?

    et puis ce n’est pas le genre de sujet qui passionne les foules donc cela n’était surement pas en première page.

  7. rahane

    reférence de deux articles sur la question sous divers angles ( le sujet n’est qu’évoqué dans ses causes)
    17.01.2008 Der Spiegel: les morts ont la vie dure
    21.06.2007 El Pais: le bio séduit aussi les croque-morts
    par ailleurs en la faisant courte(!)
    vers 1980 un chirurgien anglais ou irlandais spécialiste des opérations de chirurgie réparatoire de l’appareil urogénital des petits enfants s’est alarmé de la hausse soudaine de sa clientèle.cherchant l’explication ailleurs que dans l’assise de sa notoriété, il a compris qu’il y avait en fait une hausse anormale des malformations à la naissance concernant essentiellement les garçons. il a donc lancé un programme de recherche pour comprendre l’origine du phénomène et a eu la bonne idée de mettre son questionnement en ligne sur les sites généraux de recherche scientifiques, ce qui facilité grandement une recherche interdisciplinaire (médecins, biologistes, spécialistes des poissons, des mammifères marins, chercheurs en agronomie…)
    après dix ans de recherche les premiers résultats indiquèrent que la cause était une « oestrogénisation des organismes »
    les recherches se centrèrent en premier lieu autour de la pilule contraceptive et mesurèrent le taux d’hormones rejettées dans l’eau des rivières par l’urine des femmes mais aussi des animaux soumis à des traitements aux oestrogènes (dont la « vertu » était de faire grossir plus vite les animaux de boucherie et réguler ( à la hausse) la production de lait des vaches , lait par ailleurs donnés aux nourrissons.
    l’enquête montra des taux anormalement élevé d’oestrogènes dans l’eau des rivières anglaises et on commença aussi à en mesurer l’incidence sur la population des poissons de rivière.
    d’où modification à cette époque des pilules en pilules microdosées pour les deux raisons d’être mieux supportée par les femmes et de diminuer considérablement les rejets dans les eaux usées , le retraitement des eaux étant particulièrement difficile concernant ce type de pollution ainsi que pour les antibiotiques et autres produits pharmaceutiques éliminés par les voies naturelles.
    rappel: les gens ont des croyances magiques concernant les médicaments. le fait de les ingérer les feraient disparaitre
    en fait les substances médicamenteuses absorbées agissent par leur présence sans être véritablement transformée par l’organisme, et sont évacuées telle quels ou sous la forme de molécules dissociées par notre digestion en sous produits chimiques sans devenir des produits organiques. les médicaments sont classés en différentes catégories selon qu’ils sont éliminés par les urines, les selles, la peau par la sudation ou transformés par le foie de façon a ne pas être administré à une personne présentant une insuffisance à la capacité d’élimination.
    De récents test des eaux sorties des usines d’épuration ont montré la persistance de toute une panoplie de substances médicamenteuses .

    Pour en revenir au sujet initial de l’oestrogenisation des eaux et de l’air
    la recherche pluridisciplinaire à montré qu’il s’agissait en fait du résultat de l’interaction de l’ensemble des phénomènes de pollutions avec des particularités particulièrement agravante pour certaines substances ( dont on a fait une liste pour tenter d’interdire leur usage et leur fabrication) comme une sorte de plastique rigide très transparent dont on faisait beaucoup usage dans les laboratoires en remplacement du verre pour les récipients servant à certaines expériences de cultures in vitro par exemple.
    on a vite éliminés son usage dans ce cadre et l’oms a demandé depuis 1995 l’interdiction de sa fabrication ( on continue à en fabriquer des milliers de tonnes)
    le simple contact de l’eau ou de l’air avec les quelques substances répertoriées comme hautement oestrogénisantes suffit à induire une surproduction d’oestrogène par les organismes qui seraient à leur contact ou qui les absorberaient comme nourriture. poissons, alligators, humains animaux des espèces dites supérieures etc
    l’oestrogénisation est la raison fondamentale de la hausse considérable du taux de cas de stérilité dans la population humaine ( malgré la démographie qui est liée à un effet de masse et non à la fertilité du genre humain qui est plutôt en baisse) et de la malformation des nouveaux-nés qui est lié à l’état de la mère avant et pendant la grossesse. D’où des recommandations dans les pays scandinaves interdisant la consommation de certains poissons comme le hareng de la baltique dont l’organisme est particulièrement chargés en polluants pour les femmes pendant la grossesse.
    ( les scandinaves en mangent plusieurs fois par semaines de façon traditionnelle)
    l’organisme des hommes produits aussi des oestrogènes en petites quantités par les reins qui ont une fonction d’équilibrage hormonal.
    en 70 le nombre cas de malformation sexuelles à la naissance étaient de l’ordre d’une centaine sur la france, il est à présent de l’ordre de 3000 visibles à la naissance par an , d’où la création d’un service spécialisé au CHU de Montpellier.
    ces malformations concernent tout autant les filles mais cela n’apparait pour elles dans les cas les moins graves qu’à partir de l’adolescence et plus encore à l’âge où les femmes en désir d’enfants se font ausculter et découvre sur le tard ce qui à la même origine que pour les garçon: absence ou atrophie de l’utérus et des ovaires.
    l’ostrogénisation augmente aussi le risque de cancer des organes génitaux ( seins compris) chez les hommes et les femmes de moins de 35 ans.
    la première population ménacée est les agriculteurs parce qu’ils sont aux premières loges du contact direct avec les substances les plus nocives.
    la conservation des aliments dans le verre est à privilégier.
    les boites de conserves sont actuellement révêtues interieurement d’un film céramique. ( norme européenne)
    éviter le contact direct entre les aliments et le film plastique souple en rouleau.
    le papier sulfurisé ou paraffiné ( papier de boucherie) semblent neutre.

    on ne s’est pas penché sur l’influence de l’oestrogénisation sur le développement des insectes , spécialement ceux dont la partie larvaire du développement est spécialement importante comme pour les abeilles par exemple dont une partie du stade larvaire dépend d’un nourrissage.
    les reines et les bourdons ayant vu leur niveau de fertilité diminuer considérablement dans les 30 dernières années ( passage de 5/6 ans de fertilité à 2/3 ans maximum pour les abeilles d’élevage)

  8. rahane

    ce soir sur arté 12/01/2010
    l’odyssée du plastique

  9. rahane

    petit article trouvé deci delà
    avant de vouloir utiliser notre merde tachons d’en assurer une production propre.
     » Le séchoir solaire
    Le 20 mai 2006, par pop-corn,

    Pour la conservation des aliments

    La grande distribution (supermarché, hypermarché) liée à l’industrie agroalimentaire de production de masse implique d’ajouter dans les aliments une multitude de conservateurs afin d’éviter les pertes. Les conséquences pour la santé sont lourdes : les conservateurs chimiques ou radioactifs couramment employés provoquent des troubles et des maladies.

    Actuellement, le transit intestinal est de 72 heures, alors qu’il était de 24 heures après guerre. Résultat : 150 mille personnes par an meurent en France du cancer du colon (2ème maladie mortelle). De plus, le chlore contenu dans l’eau que nous buvons détruit des bactéries intestinales et perturbe le transit, entraînant une putréfaction dans les intestins. Les conservateurs attaquent les parois intestinales multipliant ainsi les maladies de l’intestin. Enfin, le surcroît de conservateurs rend difficile la décomposition des cadavres. Les tripes ne pourrissent plus dans les cimetières Avec 3 Kg de conservateurs nous serons momifiés.

    QUE FAIRE : Entre autres moyens des conservateurs sains développons des séchoirs solaires qui peuvent êtres incorporés dans nos cuisines autonomes pour sécher fruits et légumes »

    • flyingdust

      150000 morts du cancer du colon par an en France?!?!? Tu es sur de ton chiffre? C’est énorme! Ce serait pas plutôt de tous les cancers? 150000 ça fait un français sur 500 par an plus ou moins.

  10. june

    ah, crotte alors !!

  11. june

    que sont nos cac.s devenus – chanson qui sonne crotte menue tralala !!

  12. june

    delicaca de claude astier chanson
    chant très philosophique ic !

  13. Pingback: La solution qui fait chier « Tout va très bien madame la marquise

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