La catastrophe, les médias et la science

DmitriMoor1920MortAImperialismeMondialEn Mars dernier, un article décrivant une étude financée par la prestigieuse Nasa concluait à l’effondrement inévitable de la société industrielle. La reprise massive de cet article sur le net questionne notre gout déraisonnable pour la catastrophe. Ce simple exemple démontre comment les médias participent à une dérive de l’information dont nous sommes les victimes souvent consentantes. Notre ignorance sur les mécanismes sous-jacents de la diffusion de l’information accélère notre ingestion de messages erronés. Il est temps de prendre du recul sur tout message qui capte l’attention par le prisme du catastrophisme.

Les médias, et donc les spectateurs, sont friands de catastrophes, et il semble que ce soit indépendant du degré de réalisme : prophétie Maya de décembre 2012, réchauffement climatique, les tsunamis tuant touristes et explosant des centrales nucléaires, les avions qui s’écrasent mystérieusement, etc.

Récemment, un article du Guardian titrait qu’une étude financée par la Nasa concluait que « la civilisation industrielle courrait droit à son « effondrement irréversible » ». Au moment de sa publication, le 14 Mars 2014, l’article écrit par Nafeez Ahmed explique quelques points de l’étude qui conclut à ce constat catastrophique. L’article est massivement repris dans de nombreux médias, partagé plus de 130 000 fois sur facebook, commenté sur l’article original plus de 1600 fois (au moment où j’écris ces lignes). Par comparaison, un article moyen de cet auteur recueille rarement plus de quelques centaines de commentaires et seuls ses articles catastrophistes semblent obtenir plus de 1000 partages sur facebook. Un article moyen du Guardian sur les questions d’environnement atteint rarement plus de mille partages sur facebook également.

La nature des commentaires les plus populaires est de valider la conclusion catastrophiste de l’article de Nafeez Ahmed. L’avis que « collectivement, nous les êtres humains nous sommes juste un virus sur cette planète » par exemple, exprimé par Johnboy1945 le jour même de la publication de l’article, récoltent plus de 400 soutiens. Un autre intervention du même jour, par CitizenWolf, favorable et appuyant l’idée que notre civilisation court aveuglément à sa perte, conclut en disant « Mon dieu, nous sommes condamnés, condamnés je vous dit » et obtient un des taux de soutien les plus élevés de tous les commentaires, plus de 1400 personnes.

Il est assez clair que ces articles se diffusent très bien dans le médias, qu’ils sont massivement repris et qu’une majorité des lecteurs de ce type d’articles sont favorables à priori à l’idée que la catastrophe arrive. Ainsi, beaucoup de lecteurs de cet article repartent avec l’idée que « la Nasa conclut que l’effondrement est inéluctable ». Cette idée fausse est même parfois reprise comme un fait par des médias même, comme cet article du Nouvel Observateur par exemple. Idée fausse, parce que cette étude n’émane pas de la Nasa qui s’est même fendu d’un communiqué pour tenter d’arrêter l’idée que la NASA, un institut faisant autorité dans le domaine des sciences appliquées, aurait recherché et validé ce travail.

L’idée ici, n’est pas de juger de la qualité de l’article scientifique lui-même. De toute façon, ce n’est pas l’enjeu puisque l’essentiel du partage de l’information s’est fait AVANT qu’il ne soit même possible d’accéder à la publication scientifique et de pouvoir vérifier le contenu du travail effectué. On retrouve ici, les mêmes problèmes de diffusion d’une information scientifique catastrophiste avant même que le lecteur puisse en faire une analyse critique, comme ce fut le cas pour Serralini et les OGMs, associé au Nouvel Observateur (décidément).

Ce que cet exemple fait transparaitre est que les mèmes catastrophistes ont un potentiel de réplication très élevé, et ceci indépendamment de la vérification de la validité du contenu. Ceux-ci attirent notre regard, captent notre attention, et nous sommes enclins à les rediffuser, parce que ces mèmes sont très susceptibles d’attirer également l’attention des autres. Ce que ce processus mémétique provoque, c’est la diffusion massive de messages catastrophistes, dont une grande partie ne sera pas soumise à une analyse critique. Retour critique d’autant plus désagréable, et donc peu probable, qu’on pourrait découvrir que l’on a diffusé un message sans même avoir pris le temps de juger de sa qualité. Un tel phénomène installe durablement l’idée chez beaucoup que la catastrophe est une quasi évidence. Il faut dire, il est vrai, que des décennies de discours sur la crise créent un terreau cérébral favorable.

Il est alors aussi évident que les médias aiment ce genre de message car ils provoquent de nombreuses reprises, clics et partages, essentiels à la survie économique d’un média moderne. Les démentis et les rectifications, quand ils existent, sont de toute façon peu lus et peu mis en avant. Les mèmes catastrophistes ont donc de beaux jours devant eux, participant ainsi à la désinformation générale.

Cet exemple, qui n’est absolument pas un cas isolé, légitime plusieurs idées qu’il conviendrait de pousser en avant. Tout d’abord, il faudrait que les médias soient tenus pour responsables des informations qu’ils diffusent. Diffuser un mème catastrophiste partiellement faux est condamnable parce qu’il maintient une partie des citoyens dans une idéologie pessimiste sur des arguments fallacieux. C’est tout le débat démocratique qui en est pollué. Aujourd’hui, à ma connaissance, aucun média n’est tenu pour responsable de cette situation. Cette responsabilisation serait à même d’augmenter la crédibilité de ces mêmes médias, qui me semble en berne en ce moment, peut-être en partie pour ce genre de désinformation.

Ensuite, c’est un appel pour l’écologie, qui fait grand usage de ce mécanisme, comme c’est le cas ici. J’ai déjà regretté amèrement cette facilité d’accès aux médias de masse par des messages catastrophistes utilisée par divers écologistes populaires. C’est une invitation renouvelée pour une écologie de l’intelligence contre une écologie du réflexe par la peur et le mimétisme.

Enfin, c’est un appel à la prudence pour les lecteurs de tels articles. Un titre racoleur au ton catastrophiste est à même de chercher à vous convaincre par la fascination que nous avons tous pour les risques et les catastrophes, et finalement peu par la réalité du risque proposé et la validité des arguments qui les démontreraient. Il faut particulièrement se méfier des mèmes qui utilisent nos peurs pour être répliqués. Les cas sont innombrables, ce qui rend cette mise en garde particulièrement importante.

13 Commentaires

Classé dans Média, Mémétique

13 réponses à “La catastrophe, les médias et la science

  1. Alex

    Je suis d’accord avec l’essentiel de ce qui est dit dans cet article. Toutefois, l’information fausse qui s’est propagée est que l’étude émane de la NASA, alors qu’elle ne l’a que partiellement financé. De plus en lisant le « démentis », on s’aperçoit que l’auteur de l’article de vulgarisation d’origine (Dr N. Ahmed) n’aurait même pas prétendu autre chose que cela. Ce sont les relais médiatiques au niveau N+2 qui ont transformé l’info : « étude partiellement financée par la NASA » en « la NASA dit que ». Le reste semble intact pour le moment si ce n’est qu’un autre professeur de renom conteste certains résultats de l’étude, alors que lui-même fait l’objet de contestation pour l’imprécision de ses propres modèles lorsqu’ils sont appliqués à la modélisation de civilisations passées.

    Ensuite, on peut regretter qu’il y ait un buzz pour un travail scientifique qui n’est pas compris en profondeur par les journalistes, mais il a quand même l’avantage d’atirer l’attention de la communauté scientifique pour qu’elle se penche sur la question. Les revendications de cet article (http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0921800914000615) constituent un résultat important qui mérite examen plus approfondie pour savoir si la communauté scientifique est d’accord/pas d’accord avec les résultats et en ça, le buzz a du sens. C’est par le buzz qu’on fait des grandes découvertes. Le dommage collatéral de ça est que c’est aussi par le buzz qu’on survend largement ou même parfois qu’on accorde trop d’importance à un résultat faux et que l’impact qui subsite sur la société est parfois contre-productif. Il faut accorder de l’importance aux démentis, mais je crains que ça n’intéresse personne. Ce défaut existe aussi dans la communauté scientifique elle-même : personne ne lis les commentaires des articles dans les revues scientifiques et quand un article est retiré, ça fait un buzz plus faible.

    • karmai

      En fait j’ai sciemment évité le débat sur le fond de l’article scientifique. Mon avis est, comme je le dis dans l’article, que le fond importe peu par rapport à un emballement médiatique qui alimente un catastrophisme à priori.
      Pour la petite histoire, l’article est désormais disponible (au commun des mortels) ici : http://www.atmos.umd.edu/~ekalnay/pubs/2014-03-18-handy1-paper-draft-safa-motesharrei-rivas-kalnay.pdf
      Pour avoir parcouru le travail effectué, c’est vraiment pas de bonne qualité. Les gars se basent sur un modèle proie prédateur de Lotka-Voltera qui est, pour le moins, simpliste. Conclure sur un tel modèle, c’est du réductionnisme pur et simple. Je ne nie pas la valeur dialectique de tels travaux, et les auteurs eux-mêmes prennent pas mal de pincettes pout tempérer leurs conclusions.
      Je bondis quand même sérieusement sur « c’est par le buzz qu’on fait de grandes découvertes »?!? Je ne suis vraiment pas convaincu de ça, il faudrait au moins me donner un exemple.

  2. Damien

    Je n’ai pas lu cet article catastrophiste en question mais ses conclusions n’ont pas l’air de différé radicalement du rapport du club de Rome de 72…
    Bref l’idée d’un effondrement inéluctable n’est pas fausse (ni vrai), c’est la conclusion d’une projection avec des paramètre que l’on estime.
    Ce qui est catastrophique c’est que cela fait maintenant 40 ans qu’on le sait mais que nous continuons et moi perso ça me fait peur.
    Et qu’en te lisant j’entende une petite musique du genre « tout va très bien madame la marquise » ça me fait peur.
    Ce qui est plus intéressant en revanche c’est de comprendre la dynamique qui pousse l’humanité sur cette voie et je dois avouer que l’hypothèse de François Rodier a mes faveurs.

    C’est une invitation renouvelée pour une écologie de l’intelligence contre une écologie de l’aveuglement, de la dénégation et du conformisme.

    • karmai

      Dans nos sociétés on donne beaucoup trop de crédit à la science en tant que tel et pas assez à la valeur de la démonstration. Le rapport du Club de Rome, comme le papier en question dans cet article ne sont pas des prédictions! Le propre des systèmes complexes (un être humain, nos sociétés humaines ainsi que la biosphère en sont) est qu’ils sont imprédictibles. La dérive médiatique consiste à prendre les projections de ses modèles comme des hypothèses réalistes et donc, très proche de la réalité à venir.
      Personnellement, je trouve que le club de Rome, comme le travail scientifique ici présenté, font des hypothèses très forte qui rendent les conclusions peu crédibles. Par exemple, ils n’incluent pas d’évolutions technologiques ou de modification de la structure sociale. Le travail de Safa Motesharrei est du même tonneau, tout est tellement fixiste. Que vous ayez peur à la suite des conclusions de ces travaux confirme tout à fait mon point. Vous pouvez penser que je suis ouvertement pessimiste, je suis simplement critique des modèles qui prétendent prédire. La catastrophe est toujours une possibilité (rare) mais sa prédiction est impossible. Connaissez vous beaucoup de catastrophe qu’on ait pu prédire?

      • Damien

        Que les médias main stream soit biaisé, je ne peut qu’abonder en ton sens. Qu’une prédiction soit à jamais une hypothèse, évidemment.
        Je t’encourage vivement à continuer à être critique mais lorsque tu dit que la catastrophe est toujours une possibilité (rare), c’est faux. L’ampleur des catastrophes est inversement proportionnel à leur fréquences et, ce que François Rodier tente de démontré, c’est que par l’effet de la reine rouge nous modifions notre environnement dans lequel nous nous spécialisons de plus en plus. Qu’un des paramètre de ce monde se modifie et nous nous retrouvons inadapté. Quelques un au hazard:
        -6éme grande extinction
        -fin de l’énergie abondante et bon marché
        -réchauffement climatique

        Peut-être que les changements serons pour le mieux? Exemple:
        on peut se hazarder à classer les multinationales comme les systèmes ouverts les plus adapté à notre monde, genre haut de la chaine alimentaire. Si elles s’effondrent peut-être reviendrons nous à un fonctionnement plus décentralisé, plus résilient que sais-je encore.
        Mais l’histoire montre que c’est le peuple qui trinque et j’en fait parti…

        PS: a ta question sur les catastrophe, oui on peut les prédire. On les a prédit et on les prédiras de mieux en mieux mais évidement il s’agit toujours de proba. ex:
        -les sub-prime (si on continu de vendre des maison à des gens qui ne peuvent pas les payer le système ne pourra pas les absorber)
        -toute les faille sysmiques ( si tel plaque techtonique ce déplace de tant de cm par an et crée des tension dans la croute terrestre il y’a tant de % qu’un tremblement de terre arrive cette année, tant dans les dix ans etc.)

      • dany

        C’est juste, mais le pire c’est l’après catastrophe…Fukushima: les spécialistes du nucléaire du monde entier mandatés par leur pays
        auraient dû se précipiter au Japon avec tous les moyens possibles pour remédier au danger planétaire…L’évidence…Le catastrophiste serait-il un impatient qui ne voit pas qu’avec le temps tout s’arrange ? je souscris aux propos provocateurs d’
        Yves Paccalet « l’homme disparaitra bon débarras… »

    • karmai

      Je viens de regarder la conférence de Roddier. C’est tout à fait passionnant, intelligent et brillant. Je réagis sur ce que tu dis en dessous :

      « L’ampleur des catastrophes est inversement proportionnel à leur fréquences et, ce que François Rodier tente de démontré, c’est que par l’effet de la reine rouge nous modifions notre environnement dans lequel nous nous spécialisons de plus en plus. Qu’un des paramètre de ce monde se modifie et nous nous retrouvons inadapté ».

      Ce qui tu dis là, c’est que la catastrophe est rare (peu fréquente losqu’elle est de grande ampleur). Nous pouvons alors nous y trouver inadapté en effet, mais les possibilités d’adaptation dont nous disposons sont énormes! Roddier le rappel bien, par notre gestion de l’information sous forme des mèmes, nous évoluons très rapidement (bien plus vite que génétiquement). La question de notre adaptation est donc proportionnelle à notre capacité à maintenir notre système mémétique ouvert. Si je devais caricaturer pour faire une démonstration par l’absurde, je dirais que si nous faisions évoluer notre culture pour revenir tous en même temps vers la culture d’un homme néolithique, ce serait la meilleure façon de ne pas être capable de nous adapter à une éventuelle catastrophe. D’ailleurs, les catastrophes dont parle Jared Diamond dans son livre « effondrement » sont toutes des catastrophes dans des mondes fermés (vikings en groenland coupés pendant de longs hivers, les Pascuans sur leur île de pâques, les Anasazis dans le désert, etc). Notre force d’adaptation est énorme car notre monde n’a jamais été aussi ouvert, avec des échanges culturels massifs. D’où l’observation de Roddier à la fin de sa conférence sur le fait qu’il faille aller vers un système monde partagé où la coopération et l’adaptation mémétique à l’échelle de la planète est la plus grande possible.
      Là ou je pourrais être catastrophiste, c’est de suivre Roddier encore une fois (quel homme brillant tout de même…) en notant qu’effectivement par contre, notre monde génère un risque de catastrophe d’une ampleur inégalée dans les sociétés humaines.
      Pour résumé, on peut comprendre la peur de la catastrophe, car si catastrophe il y a, elle sera d’une ampleur incroyable; par contre, de part son ampleur même, elle est d’autant moins probable. On visualise donc bien l’enjeu de nos sociétés et le programme à poursuivre :
      1 – Connecter tous les êtres humains le plus possibles autour d’un partagé commun pour maximiser notre capacité de coopération.
      2 – Favoriser l’ouverture et les échanges mémétiques pour augmenter notre pouvoir d’adaptation. Si j’osais dire, augmenter notre résilience mémétique.

  3. flyingdust

    L’intérêt de cet article, c’est qu’ il met pour moi le doigt sur un levier (volontairement?) inefficace de changement des consciences.
    Le drame est grossit, il est plus grondant, présenté plus sérieux que la réalité, ou du moins plus sérieux que la compréhension réelle qu’on en a (en l’occurrence en grossissant l’implication dans l’étude de la très high tec Nasa). Je pense que ce genre de catastrophisme balancé entre le foot et les histoires de cul d’Hollande (et c’est peut être surtout ça le problême) a pour effet de braquer le lambda moyen sur l’écologie: foutu pour foutu autant consommer comme un porc, je vais même pouvoir rouler en hummer, c’est chouette finalement la fin du monde. Elle justifie un comportement gaspilleur et ostentatoire absolument gerbant qui fait insulte à l’intelligence humaine.

    Il y a aussi un autre levier qui utilise le mensonge ou l’exagération, mais celui est pour moi plus efficace et prompt à faire bouger et réfléchir les gens, c’est la réalité augmentée, le plus beau que vrai.
    Un des meilleurs exemples de cette réalité magnifiée est Pierre Rabhi qui parvient à faire passer un modèle d’ascétisme vieux comme le monde pour une fontaine de jouvence à bonheur.
    Vu le nombre de personnes touchés par ces mots, je trouve la démarche assez positive, pourvu qu’elle donne envie ensuite d’aller tâter des auteurs ou acteurs de terrains plus terre à terre, pragmatiques, confronter la réalité augmentée à la réalité crue (ce qui est mon cas et m’a amené à me lasser de Pierre Rabhi, tout en reconnaissant son utilité, son intérêt de « rabatteur de gibier pour transition 🙂 »
    Pour illustrer ce que je dis: http://afis-ardeche.blogspot.fr/2012/09/humanisme-notre-visite-chez-des.html#more
    On n’est pas très très loin du mensonge dans la réalité augmentée présentée par bastamag, même si c’est pour la bonne cause, et donc finalement moins grâve que le catastrophisme augmenté.
    Le soucis est que tous les bons permaculteurs qu’on pourrait avoir, en viennent assez vite à profiter du confort que leur offre la modernité (intérêt du public, stages payants, conférences, livres, formations), ce qui est compréhensible vu que c’est à la fois moins pénible et surtout bien plus juteux.
    Mais du coup on se retrouve avec des formations à tout va données par des gens très peu expérimentés (richard wallner, combien d’années d’expérimentations avant la publication de son livre? Jacky Dupéty et le brf, idem?, la ferme du bec?)
    Qui ne se consacrent plus réellement à l’expérmimentation, à perfectionner, faire avancer la discipline. Ce qui à pour effet de verser davantage dans l’idéologie que dans le pragmatisme.

  4. rahane

    La fin laisse présager d’autres débuts

    je suis totalement pour qu’on annonce la fin de Cette ère industrielle si cela pouvait en accélérer l’enterrement en grande pompe et faciliter le fait de faire la fête en sus.


    voici l’amorce d’un autre début

    évidemment cela ne plait pas à tout le monde
    http://blogs.mediapart.fr/blog/jolemanique/010214/tata-un-suicide-qui-tombe-pic-cause-de-la-voiture-air-minicat

    la question est comment taxer l’air, l’eau de pluie , et le droit de vivre
    même question à chaque brin d’herbe
    donc micro je vous prie: Mr et Mme brin d’herbe que pensez vous d’une taxe qui vous serait appliquée? (longueur du brin , densité de la pelouse, etc)
    ben ça risque de faire cher pour les golfs? non?

    bref la catastrophe c’est l’inéluctable redistribution des cartes
    pendant qu’on occupe la foule devant les écrans des catastrophes on ne s’occupe pas de qui triche ou ramasse les mises…
    avant qu’on ne soit allé vraiment trop loin

    à remarquer que depuis deux mois il ne se passe pas une semaine sans qu’un tremblement de terre conséquent à majeur ou exceptionnel , ait lieu sur terre, là où d’habitude la fréquence est beaucoup plus espacée
    encore ce matin à Tokyo pour secouer un peu plus le problème Fukushima toujours pas résolu, mais il parait qu’on a tout vérifié en moins de 2 heures et rien de dramatique , juste le réveil qui a sonné un peu tot ce matin au japon.

    • karmai

      Cette voiture n’est pas une solution, comme l’explique assez bien cet article : http://carfree.free.fr/index.php/2009/01/20/la-voiture-a-air-comprime-qui-nen-finit-plus-darriver/ En résumé, elle ne résout aucun problème car il faut toujours de l’énergie fossile pour comprimer l’air.

      Sinon, je pense qu’il y a en effet chez beaucoup de catastrophiste l’envie d’enclencher un phénomène de prophétie auto-réalisatrice. Dire que tout s’écroule et qu’on va à la catastrophe doit, dans une mesure difficilement évaluable, participer à l’augmentation du risque d’une catrastrophe.

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