L’histoire des ZAD – le théâtre des opérations contre le forum citoyen

AFFICHE-ZAD-3-fb247Les ZAD ont une histoire, plus encore, une histoire des idées dont sont porteurs les ZADistes, parfois même sans le savoir. De nombreux intellectuels français des trente glorieuses ont influencé une certaine logique du changement social et de l’engagement. Ces idées, réengagées dans l’Amérique du mouvement des droits civiques a progressivement articulé de nouvelles manières de penser la lutter contre les dominations. La ZAD comme forme politique est la cristallisation d’idées anarchistes américaines des années 90 avec le terreau de la France du XXI. Cette généalogie la positionne dans une tradition de liberté radicale, mais l’engage fondamentalement comme une force de tradition anti-démocratique.

Les situationnistes : repenser l’espace pour une révolution irrécupérable

J’ai choisi arbitrairement de commencer par les situationnistes français, Guy Debord en tête, révolutionnaire marxiste et figure de proue de l’internationale situationniste fondée à la fin des années 50. Ces intellectuels critiques du capitalisme vont générer une remise en cause radicale du spectacle omniprésent et de la marchandisation de tout. Leur problème principal tient au fait que la capitalisme avale toute tentative révolutionnaire et récupère en permanence les critiques qui lui sont faites en l’intégrant sous forme de spectacle et de marchandise.

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En conséquence de quoi, pour les situationnistes, la révolution passe par une créativité permanente. Il faut renouveler sans cesse l’estocade, détourner en permanence. Dans cette critique continuelle, la géographie est un champs de lutte important. Les espaces de la ville trahissent les forces en présence et sont des terrains de jeu pour questionner les rapports de classe. Repenser la ville, les flux et les volumes de nos espaces de vie, proposer de nouvelles formes d’experiences du monde sont alors une activité importante de ce mouvement. La ville, fondamentalement complexe et multiforme peut être vécue différemment et imaginée hors des cadres de flux du travail, du spectacle et de la consommation. Guy Debord crée la psychogéographie comme activité créative critique de la ville comme espace uniquement fonctionnel, et revendique la possibilité de vivre cet espace de manière poétique, ludique et émancipatrice.

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La French Theory

Une génération d’intellectuels universitaires fleurira sur des plates bandes proches. Jamais formellement regroupés en France, ils sont tout de même catalogué outre-atlantique au sein de la « French Theory ». On y retrouve Foucault, Deleuze, Baudrillard et bien d’autres. L’historien des idées François Cusset retrace cette intégration intellectuelle aux Etats-unis, alors qu’à peu près au même moment ces idées déclinaient dans l’hexagone, peut-être sous l’impulsion contre-révolutionnaire des « nouveaux philosophes » qui suivirent Mai 68. Quoi qu’il en soit, la « French Theory » a pris une place majeur aux Etats-unis pendant les années où se déployaient dans les campus universitaires américains une critique radicale de la société US, ce qu’on appelera « the new left ». Ce mouvement sera le terreau parfait pour ces philosophes, répondant aux recherches de libertés individuelles en opposition avec les structures de domination multiples. Il ne faut pas oublier qu’à cette époque même, des milliers de GI meurent au Vietnam où on y tue par millions, alors qu’en même temps la ségrégation envers les noirs est très forte, sans parler de la place des femmes et des homosexuels. En pleine guerre froide, une gauche alternative à l’URSS et à Mao voit donc le jour et elle va progressivement devenir majoritaire, bien que peu visible car non partisane. La guerre est notamment enclenchée contre l’Etat. Le but étant moins d’en prendre contrôle que d’en proposer une critique radicale et permanente. Des mouvements violents, comme les « weather underground » réalisèrent des attentats contre le système américain alors engagé dans la guerre du Vietnam.

« Je ne peux pas être non-violent au milieu de la société la plus violente que l’Histoire a créé. Je ne suis en rien engagé dans la non-violence »

Si l’Etat oppresse effectivement les individus, il est assez rapidement illusoire pour cette nouvelle radicalité de gauche de vouloir le vaincre car il aura toujours la supériorité de la violence. Le développement très fort des idées Freudienne dans ces années ouvre une nouvelle porte, celle de l’esprit. Si on ne peut détruire l’Etat et son système militaire et policier dans la réalité, comme l’ont essayé les Weathermen underground, il n’est pas impossible à minima de déconstruire toutes les normes acquises et internalisées dans son cerveau. Comme le dit une phrase célèbre de cette époque « Il y a un policier dans nos têtes, il doit être détruit ». L’émancipation devient alors une affaire personnelle, si on arrive à être libre dans sa tête alors on vit dans un monde libre.

La pratique va donc consister à construire des communautés intentionnelles, des lieux où il sera possible pour chacun de déconstruire les éléments oppressants dans son propre esprit, que ce soit le travail, la consommation, l’Etat, le système patriarcal, le capitalisme, le racisme, etc, tout en ayant les moyens de reconstruire par dessus. L’individualisation de l’émancipation permet aussi sa sectorialisation. On ne change pas la société entière, chaque individu s’occupe des dominations qu’il ressent. Les projets de cette nature seront très divers mais vont aboutir au développement d’un très grand nombre de pratiques de l’épanouissement personnel. Bon nombre de ces techniques seront reformulées dans des formes marchandes qui sont partout visibles aujourd’hui. Manuel de bien-être, soin de soi, cours de Yoga et de Taï-chi, injonction publicitaires à être soi sont omniprésentes, sans compter le suivi, désormais relativement banalisé, d’une psychanalyse. Cet essor de l’égo, comme centre de l’attention et lieu de l’émancipation individuelle a très bien été décris dans le documentaire The century of Self, mais on en retrouve également toute l’impasse potentielle dans le livre d’Ehrenberg, La fatigue d’être soi, ou encore de le livre Les particules élémentaires de Michel Houellebecq. En effet, chaque individu est inégalement opprimé et n’a pas les mêmes compétences à s’occuper de soi.

Quand l’individu devient un problème global

Au détour des années 1990-2000, avec la mondialisation, l’humanité entière devient potentiellement une aliénation sur elle-même. Tout le monde participe, par l’aspiration individuelle à une vie agréable et enrichissante, à détruire les conditions mêmes d’existence d’un projet de libération individuel en détruisant la biosphère et le climat par la consommation. En quelque sorte, même planqué et bienheureux dans le fond du Tarn, le système agro-industriel et l’Etat peuvent venir construire un barrage. C’est exactement à cette époque que l’auteur américain Hakim Bey publie son ouvrage « Temporary Autonomous Zone » ou TAZ pour les intimes. Influencés des mouvements situationnistes, de la French Theory et de la nouvelle gauche américaine, ce texte pose les bases d’un mode d’action, celle de la TAZ, c’est à dire des espaces ponctuels de liberté. C’est le lieu de regroupement mobile et inclassable d’individus libres.

Hakim_Bey,_painted_portrait_DDC_3021Je me suis délibérément interdit de définir la TAZ – je me contente de tourner autour du sujet en lançant des sondes exploratoires. En fin de compte, la TAZ est quasiment auto-explicite. Si l’expression devenait courante, elle serait comprise sans difficulté… comprise dans l’action.

TAZ – Hakim Bey

L’altermondialisme va dans ces années venir s’opposer aux grandes institutions internationales qui symbolisent le système capitaliste: l’OMC, la Banque mondiale et le FMI. Mais là encore, comme pour la nouvelle gauche américaine, ces mouvements tombent sur des Etats surarmés qu’il est impossible de battre sur le champs du rapport de force physique. C’est un échec.

Plutôt que d’attaquer le cœur de ce système, certains militants vont trouver dans la Zone d’Autonomie Temporaire un mode d’action qui permet d’attaquer les marges du système. Encore plus, la TAZ est une zone festive, où l’individu se sent vivant et créatif. Lutter individuellement est désormais un moyen de la réalisation de soi. Pour que cette lutte ne puisse pas être récupérée, Hakim Bey propose une lecture géographique originale:

La deuxième force motrice de la TAZ provient d’un développement historique que j’appelle la fermeture de la carte. La dernière parcelle de Terre n’appartenant à aucun Etat-nation fut absorbée en 1899. Notre siècle est le premier sans terra incognita, sans une frontière. La nationalité est le principe suprême qui gouverne le monde – pas un récif des mers du Sud, pas une vallée lointaine, pas même la Lune et les planètes, ne peut être laissé ouvert. C’est l’apothéose du « gangstérisme territorial ». Pas un seul centimètre carré sur Terre qui ne soit taxé et policé… en théorie.

La « carte » est une grille politique abstraite, une gigantesque escroquerie renforcée par un conditionnement du type « carotte au bout du bâton » de l’Etat « Expert », jusqu’à ce qu’elle devienne, pour la plupart d’entre nous, le territoire – « l’Ile de la Tortue » est devenue l’ »Amérique ». Et pourtant puisque la carte est une abstraction, elle ne peut pas couvrir la Terre à l’échelle 1:1. Des complexités fractales de la géographie réelle, elle ne perçoit que des grilles dimensionnelles. Les immensités cachées dans ses replis échappent à l’arpenteur. La carte n’est pas exacte ; la carte ne peut pas être exacte.

Hakim Bey – TAZ

On retrouve par là la vision géographique des situationnistes qui consiste à détourner la cartographie officielle. Elle peut-être détournée parce qu’elle est basée sur une illusion de contrôle du territoire par l’Etat.

carteZAD

Carte de la ZAD de Notre Dame des Landes en 2012

La TAZ devient alors la démonstration qu’il existe une illusion de contrôle de l’espace par le pouvoir. Par contre, il est moins nécessaire de changer en permanence les moyens d’expressions de la révolution plutôt que de changer de lieu de lutte très régulièrement.

Dès que la TAZ est nommée (représentée, médiatisée), elle doit disparaître, elle va disparaître, laissant derrière elle une coquille vide, pour resurgir ailleurs, à nouveau invisible puisqu’indéfinissable dans les termes du Spectacle.

Hakim Bey – TAZ

C’est à ce titre d’ailleurs que l’on passe de Notre-Dame-Des-Landes à Sivens puis à Roybon ou ailleurs, et que les ZAD se multiplient. L’idée pour les anarchistes insurrectionnels, est qu’un de ces sites fasse « effet starter » pour reprendre l’expression d’Eric Hazan. La Zone d’Autonomie Temporaire utilise le langage de la guérilla, celle d’une lutte où il convient d’être invisible tout en atteignant des cibles symboliques.

La TAZ est un campement d’ontologistes de la guérilla : frappez et fuyez. Déplacez la tribu entière, même s’il ne s’agit que de données sur le Réseau. La TAZ doit être capable de se défendre ; mais « l’attaque » et la « défense » devraient, si possible, éviter cette violence de l’Etat qui n’a désormais plus de sens. L’attaque doit porter sur les structures de contrôle, essentiellement sur les idées. La défense c’est « l’invisibilité » – qui est un art martial –, et « l’invulnérabilité » – qui est un art occulte dans les arts martiaux. La « machine de guerre nomade » conquiert sans être remarquée et se déplace avant que l’on puisse en tracer la carte.

Hakim Bey – TAZ

ZAD : Zone Anti Démocratique?

J’ai pu par le passé faire la parallèle entre la ZAD de Notre Dame des Landes et la recherche d’une plus grande démocratie. A la lumière de cette généalogie, il convient de revenir sur mon précédent avis. L’histoire de la ZAD, fortement influencée par les TAZ, indique qu’il ne s’agit pas d’une recherche démocratique. Le mot « démocratie » lui-même n’apparait d’ailleurs pas une seule fois dans le texte d’Hakim Bey. Les ZAD ne sont pas une pépinière de la démocratie et il ne s’y développe à peu près aucune recherche spécifique dans ce sens parce que ce sont des projets essentiellement portés dans l’esprit d’une Zone d’Autonomie Temporaire. C’est bien d’insurrection et de guérilla dont il est question.

Il est alors important de séparer deux mouvements de contestation qui, si ils semblent frères, sont en réalité tout à fait contraires. On pourrait croire le mouvement des ZAD proche du mouvement des Indignés, qui s’est exprimé sous la forme « Occupy Wall Street » aux Etats-unis, parce qu’ils s’opposent à des objets similaires, les multinationales, la finance et les états soumis à ces intérêts. La différence profonde tient dans la méthode qui provient d’une histoire des idées différente.

Pour moi, tout semble partir d’une rupture fondamentale entre deux intellectuels français qui ont pensé l’engagement à la sortie de la deuxième guerre, Sartre et Camus. Bien que semblables et amis dans leur volonté de lutter contre l’arbitraire de la domination de l’homme par l’homme et d’aspirer à la liberté, ils ont divergé sur les moyens. Sartre, est le philosophe qui a cru dans le système soviétique pour l’idéal théorique qu’il portait, quitte à passer sous silence ses abus. Camus de son côté a refusé d’accepter le Goulag, où l’on enfermait les opposants de toute sorte, quitte à apparaitre comme un traitre. Le propre de l’existentialisme, c’est d’être ce qu’on choisit. Leurs choix respectifs les ont éloignés l’un de l’autre.

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Voyage de Sartre en URSS – 1954 – Interview pour l’Humanité

Pour Camus, l’idéal est celui de la révolte. On peut se révolter à la fois contre la bombe atomique et contre le Goulag. Le fil est ténu et exigeant, c’est ce qu’il a fait en refusant de se taire contre les exactions soviétiques.

« Vivre en homme libre, c’est refuser d’exercer et de subir la terreur« 

Pour lui, il existe un espace démocratique possible parce qu’il s’oppose aux certitudes d’un camp qui aurait forcément raison. C’est aussi pour cela que Sartre et lui s’éloigneront.

« Le démocrate après tout est celui qui admet qu’un adversaire peut avoir raison, qui le laisse donc s’exprimer et qui accepte de réfléchir à ses arguments »

Démocratie et modestie – Albert Camus – 1947

L’indignation de Stephane Hessel et des indignados espagnol sont d’inspiration Camusienne. L’indigné est l’homme révolté du XXIe siècle. L’indignation ne donne pas raison, mais elle marque une volonté de réfléchir à un problème. De l’indignation, il peut y avoir démocratie. Et c’est d’ailleurs dans ce sens que les places publiques ont été investies pour tenter de construire une démocratie capable de prendre en compte les minorités.

La ZAD est donc une forme politique problématique parce qu’elle possède un patrimoine génétique insurrectionnel et non démocratique. En effet, beaucoup de zadistes sont sûrs d’avoir raison. Un militant peut déclarer avec l’assentiment de ses camarades à une caméra de télévision: « ils n’ont qu’à revenir, n’importe lequel d’entre nous sera toujours prêt à mourir pour montrer leur connerie » (source à 10:18).

La ZAD, en mobilisant sous une nouvelle forme le discours de la lutte plutôt que de la démocratie, favorise le théâtre des opérations plutôt que le forum citoyen, et accentue dans la violence le malaise grandissant d’une nation Française en mal de convivialité. On peut penser qu’il n’y a pas d’avenir dans la démocratie et qu’il existe une vérité politique à brandir contre ceux qui ont donc fondamentalement tord. Cette logique autoritaire n’est pas la mienne et je la déplore assez largement. Tout cela pourrait être sans trop de conséquence si la mort de Rémi Fraisse n’avait pas effectué la démonstration de l’efficacité politique de son décès. La violence et l’émotion semble faire reculer l’Etat sur le barrage de Sivens et d’autres semblent éventuellement « prêt à mourir » pour la démonstration.

Je redoute que la banalisation progressive de l’émotion et de la violence comme arme efficace dans le champs politique ne favorise finalement la tendance puissante du National-Etatisme de l’extreme droite. D’autant plus que de nombreuses thématiques écologistes comme la critique du capitalisme libéral, de l’Etat oligarchique, de la valorisation du local, du terroir et des paysages ainsi qu’une certaine forme d’idéalisation de la nature ne sont pas incompatibles en soi avec le Front National. J’ai bien peur qu’en ces temps réactionaire où Zemmour vend des livres à la pelle, le mouvement des ZAD ne soit l’idiot utile de Marine LePen et des réactionnaires Européens, comme Sartre à son époque l’avait été pour l’URSS stalinienne.

5 Commentaires

Classé dans Démocratie, Histoire, Politique

5 réponses à “L’histoire des ZAD – le théâtre des opérations contre le forum citoyen

  1. flyingdust

    c’est curieux ta manière, régulière ces derniers temps, de lier tes inquiétudes de pertes du processus démocratique à l’extrême droite. Mon anecdote ne va ni infirmer ni confirmer ce que tu craints, mais j’avais été très surpris de voir avec quelle virulence le noyau dur de la zad nddl rejettait les gens d’accointance front national qui tentaient de les rejoindre car sensible à leur cause. désagréablement surpris pour tout dire, car pour moi la construction d’un vrai processus démocratique viendra de l’acceptation du plus large pannel d’idéologies et de l’adoucissement des angles les plus pointus (extrémisme) à travers le compromis (à l’instar de camus). Désagréablement surpris aussi car pour moi l’écologie n’a pas de couleur politique propre (pour moi on peut même être climatosceptique et écologiste, sisi :=)!), c’est d’ailleurs pour ça que n’importe quel courant idéologique peut l’acclimater à sa sauce (fermeture des frontières et nationalisme sous prétexte de protection de l’environnement, communisme sous prétexte d’une meilleure gestion du patrimoine naturel collectif,…) C’est pour ça surtout qu’elle peut réunir large, fédérer l’ensemble de la société autours de projets porteurs, et n’a pas à se fermer derrière une attitude qui ressemble curieusement… au fachisme qu’elle voit dans l’oeil de l’autre.
    Et désagréablement surpris enfin, car cette pensée de non compromission forte (que j’identifie et eux aussi, à de la gauche/extrême gauche) est une pensée plutôt extrémiste/intolérante/fachisante qui semble assez bien tolérée/banalisée dans ces courants idéologiques comparativement à la relative ostracisation qui entoure le fn et leurs idées se rapprochant de cette rigidité d’esprit. Merci en tout les cas de continuer à écrire et nous offrir tes articles.

    • karmai

      Merci de ton commentaire, je suis d’accord avec tout ce que tu dis.
      C’est un motif d’inquiétude en ce moment parce que je ressens une montée de forces autoritaires et réactionnaires alors que mon idéal de cœur est la démocratie et que je sens qu’on s’en éloigne petit à petit (déjà que c’était ténu…). Ceci dit, je ne ne fais pas une fixation sur l’extrême droite, puisqu’ici par exemple, je parle surtout de l’autoritarisme d’extrême gauche. Je parle finalement du Front National car il ne faut pas se voiler la face, si une force autoritaire devait passer en France dans un futur proche, ce serait celle de Marine Lepen. Encore pire, et je n’en parle pas ici, est la jonction souterraine des extrêmes en cour sous la plume d’un Alain Soral notamment. Tout un programme…

      Sur le fait que l’écologie n’a pas de couleur propre, je suis d’accord. J’ai d’ailleurs noté tout récemment (le 10 décembre dernier) la création d’un groupe « d’écologie patriote » au Front National. Comme quoi je fais un peu une fixette en fait😉

  2. @flyingdust : « pour moi on peut même être climato-sceptique »

    C’est purement rhétorique ou réellement envisagé?

    A lire

    • flyingdust

      réellement envisagé :=) j’ai lu sans vraiment le vouloir de nombreux articles sur le changement climatique (quand on s’intéresse à l’écologie, difficile d’y échapper) et l’opinion que je m’en suis faite pour le moment est:1)Une méfiance prononcé en ce qui concerne la neutralité du giec 2) un désintérêt persistant mais relatif en ce qui concerne le climat 3) l’impression renforcée que ce truc là (le climat) est quelque chose d’horriblement compliqué, pour lequel beaucoup de variables nous échappent, et que derrière les travaux si complexes du giec, se cache aussi cette bonne vieille peur ancestrale de l’inconnu, de l’imprévisible, et donc ce besoin de prédire, de baliser, simplifier,… Donc pour ma part je ne sais pas concernant le climat, je suis ouvert à un grand nombre d’hypothèses divergentes. La seule loi écologique dont je suis convaincu, c’est la concordance entre l’augmentation de la biodiversité et l’augmentation de la résilience au sein de chaque espèce. Or nous appauvrissons la biodiversité au lieu de la maximiser depuis au moins deux siècles. Voilà une urgence qui est simple à vérifier, donc difficile à contester et à laquel nous pourrions nous atteler tous (alors que les prédictions climatiques et l’estimation des effets anthropiques sur celui ci, eux, n’ont eu de cesse de diviser l’opinion)

  3. cla

    Très bel article. Me permet enfin de toucher précisément ce qui m’a toujours dérangé chez les toto sans que je ne parvienne réellement à le formaliser. Merci!

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